Balak 5786 – n°491

Nous lisons cette semaine les bénédictions de Bilam au Am Israël. Il dit : « Il ne voit pas de peine en Israël ».

Le Or Ha’Haïm Hakadosh explique que les véritables tsadikim, bien qu’ils consacrent d’immenses efforts à l’étude de la Torah et à l’accomplissement des mitsvot, ne ressentent pas cela comme une peine.

Au contraire, ils éprouvent une immense joie, semblable à celle d’un homme qui découvre un trésor. Leur amour pour la Torah est si profond que l’effort disparaît derrière le bonheur d’étudier.

Voilà une grande leçon pour chacun de nous. Notre manière d’accomplir les mitsvot ne devrait pas être celle d’une obligation pesante, mais celle d’un immense privilège. Hashem nous a choisis pour pouvoir Le servir, étudier Sa Torah et vivre selon Ses commandements.

Nos Sages enseignent que certains anges n’ont le mérite de proclamer la sainteté de D.ieu qu’une seule fois en plusieurs années. En revanche, nous avons chaque jour le privilège de dire la Kedoucha, de répondre Amen, de prononcer le Nom d’Hashem et d’accomplir de nombreuses mitsvot. Quelle immense chance !

Notre maître le ‘Hafets ‘Haïm racontait qu’en faisant son examen de conscience, il se disait : « Israël Meïr, tu as certes accompli des mitsvot… mais où est la joie ? Chaque mitsva devrait être accomplie avec un bonheur immense ». Puis il ajoutait immédiatement : « Tant que je suis encore vivant, je peux encore progresser ».

Même un immense tsadik cherchait sans cesse à servir Hashem avec davantage de joie.

Certes, la Torah demande des efforts, mais lorsqu’on aime vraiment Hashem, l’effort devient une joie plutôt qu’un poids.

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