Vayikra 5777 – n°227

Notre maître le Hafets Haïm

Nous débutons cette semaine le livre de Vayikra, qui est aussi nommé « Torat Cohanim – la loi des Cohanim ». En effet, il est composé presque complètement des règles relatives aux sacrifices que les Cohanim présentaient au Bet haMikdash.

Dans les lois d’un des sacrifices, la Thora nous enseigne que si la personne qui a fauté ne peut pas financièrement sacrifier un agneau, il devra alors sacrifié deux oiseaux, dont le coût est moindre.

Si même deux oiseaux sont au-delà de son budget, la Thora lui permet d’amener même une simple min’ha, une oblation faite de farine !

On apprend de là à quel point la Thora se préoccupe du pauvre, et fait tout pour lui permettre à lui aussi d’obtenir expiation de ses fautes.

Les Sages nous ont enseigné qu’une personne aisée ne peut s’acquitter avec un sacrifice de pauvre (oiseaux ou oblation), et pire encore, un tel geste serait caractérisé par la faute très grave d’introduire un animal non sanctifié au Bet haMikdash !

Notre maître le ‘Hafets ‘Haïm explique que de nos jours où malheureusement nous n’avons pas de Bet haMikdash, les sacrifices sont remplacés par la tsedaka. Ainsi, à l’identique, une personne aisée ne peut s’acquitter de son obligation avec le même don qu’un pauvre, mais elle doit donner selon ses moyens. Un pauvre qui donne 50 euros aura un mérite beaucoup plus grand qu’un riche qui donne 1000 euros !

Lors d’un congrès rabbinique, le ‘Hafets ‘Haïm s’exprima ainsi : « si on demande à un commerçant pourquoi s’efforce-t-il tant à bien gagner sa vie, il y a pourtant énormément de pauvres, il peut faire partie de cette moitié du monde qui est pauvre ! Le commerçant nous répondra en disant qu’il ne veut pas être pauvre. Si c’est ainsi, pourquoi être pauvre en Thora ne le dérange pas !? C’est vrai qu’on peut s’acquitter avec la lecture du Chéma, mais c’est l’habitude des « pauvres » en Thora ».

En ce mois de Nissan où la nature se renouvelle, c’est l’occasion pour nous de renouveler également nos forces spirituelles, et de se rapprocher encore lus d’Hakadosh Baroukh Hou.

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