Nitsavim Vayélèkh 5777- n°238

La paracha Nitsavim résume bien comment un juif doit traverser ce monde. Il est écrit : « Regarde bien : j’ai placé devant toi la Vie et le Bien, la Mort et le Mal. Je t’ordonne aujourd’hui d’aimer ton D.ieu, de suivre Ses préceptes et d’accomplir ses mitsvot, et tu vivras, tu te multiplieras et tu auras la bénédiction … mais si tu détournes ton cœur et que tu n’écoutes pas, que tu t’éloignes et que tu te prosternes à d’autres divinités, Je vous exterminerais… »

Rachi nous explique chaque partie du verset :« Je t’ordonne aujourd’hui d’aimer ton D.ieu» : c’est le Bien

  • « tu vivras, tu te multiplieras» : c’est la Vie
  • « si tu détournes ton cœur» : c’est le Mal
  • « Je vous exterminerais» : c’est la Mort

Rav Yé’hezkèl Lévinsteïn précise que Rachi nous éclaire ici d’un enseignement fondamental. Le Mal n’est pas de ne pas écouter, de s’éloigner ou de se prosterner à une idole ! Le Mal commence dès qu’on détourne son cœur !

Nous devons être donc très vigilants : la réussite de notre ascension spirituelle personnelle dépend de notre faculté à conserver une ligne directrice pure, exempte de la moindre déviation contre la Thora telle qu’elle nous a été donnée au Har Sinaï et transmise par les Sages de génération en génération, jusqu’aux Grands de notre Génération. Chaque petit détail non appliqué ressemble à un archer qui tire une flèche : s’il dévie de quelques millimètres lorsqu’il tend la corde, il ratera sa cible de plusieurs mètres !

Il en va de même au sujet de l’éducation de nos enfants. Nous ne pouvons espérer les faire devenir des juifs fidèles aux préceptes de la Thora si dès leur plus jeune âge, nous ne les faisons pas baigner dans une atmosphère de pureté et de sainteté. Si nous voulons qu’ils grandissent dans la Thora pour poursuivre l’héritage millénaire de notre peuple, nous devons suivre l’enseignement des Grands de notre Génération à la lettre.

C’était d’ailleurs la qualité de notre maître Rav Yossef ‘Haïm Sitruk זצ »ל dont nous avons célébré aujourd’hui la première année de sa disparition. A chaque visite en Erets Israël, il se rendait auprès des plus grands de ce monde : nos maîtres le Rav Shakh, le Rav Elyachiv, le Rav Ovadia Yossef, le Rav Steïnman. En suivant à la lettre leurs conseils, même quand c’était difficile, il réussit à élever et transformer la communauté juive de France.

Soyons lui éternellement reconnaissants en s’engageant à suivre la route qu’il a tracée !

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