Ki Tavo 5777 – n°237

La Paracha de la semaine commence par l’épisode des prémices qu’on apportait au Temple lorsque des nouveaux fruits d’Israël poussaient.

On devait alors réciter un texte venant exprimer la reconnaissance envers Hakadoch Baroukh Hou pour toutes Ses bontés et en particulier pour cette nouvelle récolte.

Rachi nous enseigne que le but de ce texte était de montrer que nous ne sommes pas ingrats devant les bontés divines.

Le Sefer ‘Harédim ajoute qu’on apprend de là une leçon fondamentale. La gratitude envers le Créateur n’est pas réservée uniquement aux personnes venant d’être l’objet d’un miracle ou d’être sauvées. Mais même une personne qui mène une vie paisible et dont la parnassa est assurée, doit louer Hachem, et accomplira ainsi le commandement positif « הגדתי היום » inscrit dans notre paracha.
Au contraire, si tout va à peu près bien, il faut faire très attention à ne pas se plaindre !!!
Une fois, un juif fut sauvé miraculeusement, il réfléchit longuement sur la meilleure façon de remercier Hakadosh Baroukh Hou. Il pensa au début monter un gma »h (organisme caritatif de prêts gratuits), puis à offrir des cadeaux aux enfants qui étudient la Thora ou lisent ds Téhilim etc …
Il alla consulter son Rav, l’Admour de Slonim, en lui exposant les avantages et inconvénients de chaque solution. Le Rav lui répondit  : « Si tu te tiens à mon conseil, ne fais rien du tout ! Continue ta vie avec ce sentiment de dette et de reconnaissance énorme envers Hachem ! Ne t’acquittes pas de ta dette mais reste avec une gratitude éternelle« .
Ne pas être ingrat est un pilier essentiel de l’Homme ! On ne peut pas espérer avoir de bonnes midot sans faire preuve de reconnaissance !
Ainsi, à l’approche du jugement de Roch Hachana, nous devons appliquer cela aussi avec les personnes qui nous entourent : nos parents, notre conjoint, nos enfants, nos voisins, nos havroutot, nos collègues …
Ce sera la meilleure préparation pour gagner des mérites qui feront pencher notre balance du bon côté.

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