Vayikra 5773 – n°42

VayikraNous commençons cette semaine le Houmach Vayikra, surnommé Torat Cohanim, car il détaille les lois des différents sacrifices (Korbanot).

On y apprend que chaque Korban doit être salé avant d’être déposé sur le Mizbéakh (autel). La Thora appelle ceci « l’Alliance du sel« . Et Rachi d’expliquer que lors de la Création du monde, Hachem a promis aux « eaux d’en bas » qu’elles acompagneront chaque Korban, comme dédommagement pour leur éloignement du Ciel.

Rabénou Bahyé cite les Midrashim expliquant que lors de la séparation des « eaux d’en haut » de celle « d’en bas », ces dernières pleurèrent et implorèrent Hachem, qui les a écoutées et récompensées.

Nous apprenons d’ici qu’il ne faut jamais se décourager et accepter les gzérot (décrets) sans se battre !

Rien ne résiste devant la volonté !

A ce sujet, on raconte que le Netsiv de Volojin fit une séouda pour remercier Hachem lors de la sortie de son livre « Emek Chééla« . Il y raconta cette histoire : « Etant encore jeune enfant, je surpris une conversation entre mes parents. Mon père, pleurant de chaudes larmes, disait à ma mère : j’ai tout essayé pour mon fils, mais je vois qu’il ne comprend pas et ne deviendra donc jamais le grand talmid hakham dont j’ai rêvé ; je serais donc contraint de lui apprendre un métier … Entendant cela, je courais vers mon père et je lui promis que je ferais tous les efforts nécessaires pour réaliser son rêve ».

Le Netsiv continua ainsi : « Imaginez-vous que je n’avais pas surpris cette conversation ! J’aurais sans douté été tailleur ou cordonnier  et arrivé dans le Ciel pour mon Jugement, on m’aurait accusé de ne pas avoir écrit le Emek Chééla ! J’aurais alors pensé me défendre en disant que je n’étais qu’un simple artisan sans possibilité intellectuelle. Et on m’aurait répondu que je me trompe, que j’en avais bien les moyens ! Je remercie donc de m’avoir permis d’écouter cette conversation, et pour avoir pu écrire cet ouvrage »

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