Tétsavé 5774 – n°89

rabbi-yeroukhamDans la paracha, la Thora nous ordonne la construction de la Ménora, le Candélabre en or qui était dans le Sanctuaire.

Le Midrash demande à ce sujet : est-ce qu’Hachem a besoin de notre lumière ? Bien sûr que non, mais il donne la parabole suivante. Il y avait un aveugle et un voyant qui marchaient ensemble, ce dernier guidant bien sûr l’aveugle. Le soir venu, le voyant dit à son ami : allumes-nous une lumière. Il lui répondit : jusqu’à maintenant, tu m’a guidé dans la pénombre, et je ne vois même pas à moi-même, et tu me demandes désormais de t’éclairer ? Ainsi, le voyant est Hakadosh Baroukh Hou, et l’aveugle le Am Israël. Et Hachem bien sûr n’a pas besoin de lumières, mais nous demande de L’éclairer, de la même façon qu’Il nous éclaire de façon continue !

Rabbi Yéroukham de Mir, dans son livre Daat Thora, tire de ce Midrash une grande leçon.

Quand nous rendons un service à quelqu’un, il veut en général nous « rendre la pareille » via un grand merci, un cadeau voire un « retour d’ascenseur ». On a alors généralement tendance à refuser ! Le Rav explique que ceci provient d’un mauvais trait de caractère ! On veut en effet que la personne d’en face nous reste redevable ! Il faut donc accepter, même le strict minimum, afin que l’équilibre soit rétabli.

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