Matot-Massé 5772 – n°13

La Paracha de la semaine traite de la Agualat Kélim : la cachérisation des ustensiles des goyim. Le Hafets Haim compare la purification de ces ustensiles impurs avec le repentir de l’Homme.

Ainsi, de même qu’un ustensile souillé a besoin d’un nettoyage, un Homme souillé par les fautes doit également être « nettoyé ». Et le seul moyen d’accéder à cette purification, c’est la Tchouva, le repentir. Cependant, avant de cachériser l’ustensile, il faut en retirer tout reste de saleté ou de rouille qui pourrait s’y trouver. Il en est de même pour la Tchouva : un Homme qui veut accéder au repentir devra passer par l’étape préalable de stopper sa mauvaise action, puis la regretter sincèrement avant de la réparer !

De plus, la Agualat Kélim doit être effectuée par le même moyen qui a rendu l’ustensile impur : une assiette souillée par du liquide brulant, sera purifié par de l’eau bouillante. Si elle a été impurifiée à sec au contact du feu, il faudra lui faire Liboun (c’est-à-dire la passer dans le feu). De même, la réparation de la faute doit utiliser les mêmes moyens que ceux employer pour la commettre ! Un Homme qui aura fauté avec feu et enthousiasme, devra utiliser la même fougue pour l’accomplissement des Mitsvot. Quelqu’un qui s’est servi de sa parole à mauvais escient (médisance, colère, …) s’appliquera de toute ses forces à l’étude de la Thora. Une personne qui a fréquenté des endroits interdits se rendra à la synagogue ou au Beth Hamidrash pour corriger son erreur. Dans tous les cas, l’étude de la Thora et son soutien reste la réparation la plus efficace et la plus recommandée. Ajoutons également qu’un ustensile en terre cuite qui est impur ne peut pas être cachérisé, mais il doit être brisé et recréé. De même, un Homme encré dans la « terre » qu’est la matérialité, doit « casser » en lui ses sentiments pour combler le manque et accéder à la Sainteté.

[Tiré du Hafets Haim]

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