Massé 5774 – n°110

hacheLe dvar thora de cette semaine a été dédié pour la protection du peuple juif dans le monde entier, et en particulier pour celle des habitants du sud d’Israël et des soldats partis les défendre.

La paracha de la semaine aborde le sujet des villes de refuge, qui étaient destinées à protéger les personnes qui s’étaient rendues coupables d’homicide involontaire.

Le traité Makot dans la Guémara est dédié à l’étude de ces lois.

Essayons d’aborder deux points intéressants.

Tout d’abord, la Thora nous apprend qu’il y avait six villes de refuge : trois en Erets Israël et trois du côté oriental du Jourdain. La Guémara s’interroge : la majorité du Am Israël (9 tribus et demi) se trouvait du côté occidental du Jourdain. Pourquoi donc les villes de refuge n’étaient pas proportionnelles au nombre de personnes présentes ?

La Guémara répond : « A Chkhèm [une des trois villes du côté oriental], il y avait beaucoup d’assassins ». A priori, on ne comprend pas cette réponse. En effet, on parle ici uniquement d’homicides involontaires !?

En fait, il convient d’expliquer de la façon suivante. Cette ville était en fait remplie d’assassins coupables d’homicides volontaires, et donc la sainteté de la vie avait perdu beaucoup de sa valeur ! Ainsi, à leurs contacts, les gens feraient moins attention au point d’arriver à tuer par inadvertance ! La règle selon laquelle on est influencé – même inconsciemment – par son environnement s’applique ici encore une fois.

Par ailleurs, la Guémara nous enseigne que si un élève avait commis un homicide involontaire, on l’exilait avec son Rav. Pourquoi le Rav doit-il partir avec lui ? Le Rambam explique que la punition doit être mesurée et proportionnée. En aucun cas par exemple, on ne peut le tuer. Ainsi, le Rambam précise que « sans Thora, la vie des Sages qui étudient et de ceux qui recherchent le savoir est considérée comme une mort » !

Dans ces temps difficiles, cette humble leçon nous rappelle la vraie valeur de la vie d’un Juif, et l’orientation qu’il doit lui donner !

C’est le moment pour chacun d’entre nous de se montrer solidaire, de lire quelques Téhilim et de prier de toutes ses forces pour qu’Hachem nous délivre de ces souffrances !

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