Korakh 5773 – n°54

KorakhLa paracha de Korakh traite principalement de la makhlokèt (la controverse) entre Korakh et Moshé Rabénou. La recherche des honneurs poussa Korakh et 250 grands sages de la génération à se rebeller contre le prophète choisi par Hachem. Ils furent engloutis dans la Terre qui littéralement, « ouvrit sa bouche » pour les faire disparaître.

A ce sujet, les Sages nous enseignent dans Pirké Avot à quel point la makhlokèt est mauvaise pour l’Homme. La Michna dit : « Quelle est l’exemple d’une makhlokèt léchèm chamayim (sans un but pur et dénué de tout intérêt) ? Celle de Hillel et Chamay (qui « s’affrontèrent » dans l’étude de la Thora). Quelle est l’exemple type d’une makhlokèt chélo léchèl chamayim (sans un but intéressé) ? Celle de Korakh et de son assemblée« .

Le Rav Israël Salanter avait l’habitude de dire : « la makhlokèt la plus grave est celle que font  les gens léchèm chamayim, c’est-à-dire que chacun campe sur sa position en proclamant qu’il agit pour Hachem, alors que véritablement, son but est intéressé. Cette makhlokèt peut perdurer à jamais, car chacun reste aveuglé par sa cause; par contre, les autres makhlokot se terminent généralement très rapidement, car les protagonistes ne sont pas aveuglés par leur soi-disant sainte cause ! ».

rav-elyachivPour terminer, il convient de citer l’histoire d’une dame à Jérusalem il y a plus de cent ans, qui n’arrivait pas à avoir d’enfant malgré de longues années de mariage. A cette époque, il y avait un jour de lessive, où les dames lavaient le linge à la main dans leur cour; c’était un travail très long et fatiguant, qui prenait la journée entière. Une de ses voisines ne l’aimait pas, et décida de couper la corde sur laquelle son linge était en train de sécher, et par la même occasion, lui salit tous les habits. Elle décida de ne pas répondre et d’avaler son désarroi, et recommença ainsi du début, sans dire un seul mot à son mari. Quelques jours plus tard, cette fameuse voisine venita cogner à sa porte, en lui demandant de plates excuses et lui indiquait qu’elle avait été déjà puni par le Ciel, car son enfant venait de contracter une grave maladie. Elle lui demanda ainsi de prier pour lui, ce qu’elle accepta volontiers et lui pardonna d’un cœur entier. Cette tsadékèt n’était autre que la Rabbanite Haya Moucha Elyachiv, qui par ce geste de ne pas faire de makhlokèt, mérita d’enfanter le maître de notre génération, le Rav Yossef Chalom Elyachiv, dont nous venons de célébrer les 11 mois de sa disparition.

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