Chélakh Lékha 5774 – n°104

Le Gaon de Vilna
Le Gaon de Vilna

Notre paracha se termine avec la mitsva de porter les tsitsit. Nos Sages nous enseignent que la mitsva de tsitsit a une importance équivalente à toutes les mitsvot de la Thora. Les tsitsit sont là pour nous rappeler toutes les mitsvot, ils entourent l’homme aux quatre coins, et les fils sont noués suivant les valeurs numériques des Noms Divins, l’aidant ainsi à se souvenir des commandements et à ne pas succomber à ses désirs.

Cette mitsva est certes « kioumit », c’est-à-dire qu’elle n’est obligatoire que si on désire porter un habit à 4 coins. Mais l’Homme a l’obligation de la chérir et de se rendre contraint de l’accomplir, en s’imposant de porter un habit à 4 coins !

On raconte que le Gaon de Vilna rassembla ses élèves avant de mourir. Il pleurait, attrapait ses tsitsit en disant : « Je suis prêt à donner tout mon monde futur contre un seul instant dans ce monde ici, car dans le monde futur, je ne pourrais plus accomplir aucune mitsva, mais dans ce monde-ci avec quelques pièces, je peux accomplir encore la mitsva du tsitsit qui vaut toute la Thora ! »

On peut expliquer ainsi le lien entre cette mitsva et le rappel des autres mitsvot : puisque cette mitsva n’est pas en soi obligatoire (si on ne porte pas d’habit à quatre coins), et qu’on se rend soi-même imposable en s’habillant ainsi, son processus de rappel de mitsvot ne s’arrêtera pas aux tsitsit mais continuera donc sur les autres commandements !tsitsit-katan-enfant

On raconte qu’un jeune homme atteint de la maladie se rendit à l’hôpital pour commencer son traitement de chimiothérapie. Il se prépara et revêtit une blouse stérilisée comme l’infirmière le demanda. Par contre, il conserva un talit katan neuf qu’il avait réservé et garder neuf pour ce soin. L’infirmière refusa, et le jeune homme resta sur ses convictions et refusa donc d’effectuer le traitement. En partant, il croisa le médecin qui avait été informé de l’incident. Il lui permit de garder son tsitsit, et lui expliqua qu’il allait lui-même s’occuper des soins. Il revient au bout de quelques minutes et l’informa que l’infirmière s’était trompé dans son traitement, et s’il n’était pas intervenu personnellement, la dose lui aurait été fatale !

L’attachement à cette mitsva essentielle lui sauva donc la vie !

Ainsi, il est fondamental de se renforcer dans cette mitsva, et surtout d’éduquer les enfants depuis le plus jeune âge à porter le tsitsit, qui est l’habit du juif par excellence !

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