Vayigash 5777 – n°218

Le Hafets Haïm

La parachat Vayigash raconte le dévoilement de Yossef auprès de ses frères. Après les avoir accusés d’être des espions, il les emprisonna, puis les renvoya en Erets Kénaan avec leur argent caché dans leur sac. Il garda emprisonné Shimon et demanda qu’on lui ramène Binyamin. Enfin, il cacha dans les affaires de son petit frère sa coupe, le condamnant ainsi de facto et renvoyant ainsi les frères vers leur père. Après tant de rebondissements, Yéhouda, qui s’était porté garant de son frère Binyamin auprès de leur père, se prépara à la guerre contre Yossef. Le Midrash raconte qu’il poussa un cri qui fut entendu dans toute l’Egypte, et que sa puissance provoqua la chute de toutes les murailles du pays, ainsi que la paralysie de tous les soldats puissants d’Egypte, littéralement paralysés par le cri de Yéhouda.

Yossef, qui ne put plus se contenir, se dévoila alors devant ses frères d’une manière très simple en prononçant les deux mots : « אני יוסף – je suis Yossef ».

Tout d’un coup, toutes leurs interrogations disparurent et le film des événements devint alors clair.

Notre maître le ‘Hafets ‘Haïm avait l’habitude de dire qu’une telle clarification « éclair » aura lieu également à la fin des Temps. Lorsqu’Hakadosh Baroukh Hou se dévoilera et dira « אני ד’ – Je suis Hachem », tout le monde comprendra en un instant l’enchaînement des événements, furent-ils les plus tragiques possibles ! Nous recevrons alors une explication claire sur le déroulement de l’Histoire, de la destruction du Temple à l’exil (galout) interminable que nous vivons aujourd’hui, en passant par la Shoa et autres catastrophes, décès, accidents, maladies … qui nous accompagnent malheureusement de plus en plus רח »ל.

Le Rav donnait la parabole suivante. Un Roi alla au contact de ses soldats pour leur demander comment il pouvait les aider. Un des soldats sortit du rang et dit : « Mon maître le Roi ! Je suis un soldat fidèle prêt à sacrifier ma vie pour sa Majesté. Je demande donc que vous m’assuriez un repas quotidien ! ». Tous les soldats rirent et le Roi lui répondit : « en tant que soldat du royaume, j’ai déjà l’obligation de te nourrir ! ».

Ainsi, dans ce monde, nous prions Hachem pour qu’Il nous assure la parnassa, mais Il s’y est déjà engagé ! Ne gaspillons pas nos prières en vain !

Demandons-Lui de nous rapprocher de Lui, de Le servir encore mieux, d’accomplir Ses mitsvot avec plus de minutie, et ainsi nous rapprocherons le dévoilement final qui aura lieu très vite de nos jours. Amen !

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