Vayéchèv 5774 – n°78

hazon-ichLa paracha de la semaine raconte la vente et la descente de Yossef en Egypte, où il fut vendu en esclave. En tant que serviteur dans la maison de Potifar, la femme de ce dernier tenta de l’aguicher, et Yossef haTsadik s’enfuya afin de ne pas fauter, abandonnant son habit. Vexée, elle se plaignit chez son mari, qui fit enfermer Yossef.

En geôle, il fit la rencontre du maître échanson et du maître panetier. Ces derniers révèrent et furent perturbés. Yossef leur interpréta leurs rêves respectifs : le maître panetier mourra dans trois jours et le maître échanson sera quant à lui réhabilité et retrouvera son poste auprès de Pharaon. Yossef lui demanda à deux reprises d’œuvrer à sa libération : « Souviens -toi de moi lorsque tu seras heureux, rends-moi, de grâce, un bon office: parles de moi à Pharaon et fais moi sortir de cette demeure« .

Les Sages nous enseignent qu’en raison de son manque de confiance en Hachem, il le punit Yossef en prolongeant sa détention de deux ans, correspondant aux deux fois où il demanda l’aide du maître échanson.

Rav Haïm de Brisk demanda à Rav Shimon Shkop quelle fût été la sanction contre Yossef s’il n’avait demandé l’aide du maître échanson qu’une seule fois ? Hachem lui aurait-il prolongé sa détention d’un an seulement ?

Rav Shimon Shkop lui répondit qu’à priori oui, il ne serait resté qu’un an supplémentaire. Reb Haïm lui répondit qu’au contraire, il n’aurait dans ce cas pas du tout été puni, car demander de l’aide une première fois relève de la « hichtadlout« , l’effort qu’un homme doit faire sur Terre pour recevoir une délivrance du Ciel. Aucune punition ne peut sanctionner cela. Par contre, si on fait un effort une deuxième fois qui n’a aucune chance d’aboutir, cela prouve que même le premier effort venait d’un sentiment de désespoir, et donc ne se reposait pas sur la confiance en Hakadosh Baroukh Hou !

Comme notre maître le Hazon Ich écrit : « la émouna, la foi en Hachem s’arrête lorsque le désespoir commence »

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