Ki Tetsé 5773 – n°64

trainIl est écrit dans la paracha de la semaine l’interdiction de porter du Chaatnez, c’est-à-dire des habits mélangés de lin et de laine.

Le Rambam explique que les prêtres idolâtres portaient de tels habits au moment du service de leur Avoda Zara. Ainsi, le Reknati précise que l’ange chargé de transmettre les prières à Hachem ne peut agir, en voyant une telle tenue propres aux idolâtres.

Ainsi le Noda Biyouda enseigne que cette faute en entraîne d’autres beaucoup plus graves, et que si on porte un seul jour du Chaatnez, nos prières ne sont pas écoutées pendant 40 jours !
A ce sujet, on raconte que pendant la guerre, au milieu d’une prière de Yom Kippour à la Yéchiva de Mir, un des élèves a subitement quitté la salle puis revint quelques minutes plus tard vêtu de ses habits ordinaires de semaine. En pleine prière, les autres ne lui demandèrent rien, mais après la fin du jeûne, il expliqua : « J’ai ressenti que ma prière n’est pas écoutée, les mots ne sortent que difficilement, et malgré le moussar (morale) que j’ai entrepris d’étudier pour me renforcer, rien n’a aidé. je me suis alors souvenu que le Chaatnez bloquait les prières, et bien que j’avais fait vérifié mon costume, je suis parti me changé. Au retour, toutes les portes étaient débloquées !« .

Pour la petite histoire, il a fait revérifié son costume le lendemain, et il contenait effectivement du chaatnez.

Terminons sur cette courte histoire, où lorsque le Rav Yaakov Israel Kanievsky, le Steipeler, se rendit à un chidoukh (première rencontre avec sa future fiancée) en train, resta debout pendant le voyage de plusieurs heures, de peur que les sièges ne contiennent du Chaatnez ! Il s’endormit d’ailleurs devant la jeune fille, pris par la fatigue …

Nous devons nous renforcer et être pointilleux en donnant nos habits à vérifier auprès de personnes diplômés et reconnus. Devant toutes les menaces et tous les problèmes que nous subissons, ne nous privons pas de notre plus grande arme : la Tfila, la prière.

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