Behar Behoukotai 5773 – n°49

beharLa parachat Behar est célèbre pour son passage relatif aux lois de la Chémita, la dernière année d’un cycle de 7 ans pendant laquelle les terres d’Eretz Israël sont laissées en jachère.

Cette année est une épreuve touchant la Emouna (foi) même du juif, puisque tous les investissements et efforts entrepris pendant 6 ans sont « réduits à néant » la septième année pendant laquelle le terrain est abandonnée, mais également la huitième année (la première du cycle suivant) où l’on sème à son début, mais dont les fruits ne pousseront qu’à la fin de cette huitième année !

A ce sujet, la Thora nous interpelle : « La terre donnera ses fruits, dont vous vous nourrirez abondamment, et vous y résiderez en toute quiétude. Que si vous dites: « Qu’aurons-nous à manger la septième année, puisque nous ne pouvons ni semer, ni rentrer nos récoltes? » Je vous octroierai ma bénédiction dans la sixième année, tellement qu’elle produira la récolte de trois années« .

Nous apprenons à quel point il est important de mettre sa confiance en Hachem, pour tout ce qui touche à la Parnassa (gains financiers), et que si l’on Lui reste fidèle, Il s’occupe personnellement de combler nos besoins.

Tous les 7 ans en Israël, nous sommes témoins de véritables miracles, qui viennent (même si nous n’en avons en aucun cas besoin) prouver à quel point les promesses d’Hachem s’accomplissent. Lors de la dernière Chémita (en 5768 : 2007/2008), il y eut dans le nord d’Israël une épidémie d’insectes qui ravageaient les champs de bananes. Un agriculteur qui respectait scrupuleusement les lois de la Chémita en sortit complètement indemne, alors que les champs voisins (que les agriculteurs continuaient d’entretenir רח »ל) juxtaposés au sien furent totalement anéantis !

Cette bénédiction divine n’est valable que pour celui qui place vraiment tout son espoir et son destin en Hachem, en faisant l’effort nécessaire pour ne pas s’appuyer sur des miracles !

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