Vayigash 5779 – n°282

Le Beth haLévi

La paracha de la semaine raconte l’épisode la rencontre où Yossef se dévoila à ses frères, après tant d’années de séparation.

Après avoir prononcé les mots « je suis Yossef, est-ce que mon père vit encore ?« , la Thora témoigne que les « frères ne purent lui répondre, car il les avait frappés de stupeur« .

Le Midrash nous enseigne à ce sujet : « Malheur à nous lors du jour du jugement et de la réprimande ! Yossef était le plus petit des tribus, et lorsqu’il prononça les mots ‘‘je suis Yossef’’, ils ne purent pas se tenir devant lui. A plus forte raison quand Hakadosh Baroukh Hou se dévoilera à la fin des temps et réprimandera chacun tel qu’il est« .

Le Bet HaLévi explique ce Midrash de manière monumentale. Selon lui, Yossef, en se dévoilant, voulait réprimander ses frères en leur montrant que leurs paroles contredisaient leurs actes. Jusqu’à maintenant, ils arguaient qu’il fallait libérer Binyamin pour ne pas peiner leur père Yaakov. C’est pour ça que Yossef prononça les mots « je suis Yossef, est-ce que mon père vit encore ? » ! Vit-il encore malgré la peine que vous lui avez causée en me vendant ? Pour moi, vous ne vous étiez pas préoccupés de son chagrin; comment pouvez-arguer cela pour Binyamin ? Entendant cela, les frères furent pris de honte, car leur propre comportement les condamnaient !

Le Beth HaLévi explique ainsi le Midrash : « Malheur à nous lors du jour du jugement et de la réprimande !« . On voit que les Sages ont séparé deux phases : le jugement et la réprimande. Le jugement punit la faute elle-même, mais la réprimande vient montrer à l’homme que toutes les excuses qu’il invoquera n’auront pas de poids pour le défendre, car ses propres actes le condamneront.

Par exemple, quand on nous demandera à 120 ans pourquoi nous n’avons pas étudié suffisamment la Thora, nous répondrons que nous étions trop occupés à travailler, à être en famille … Et le Tribunal Céleste nous montrera alors tous le temps que nous avons perdu en futilités (discussions politiques, de sport, …) et nos propres actions prouveront sans difficultés que nous disposions d’énormément de temps libre.

Il en est de même pour la tsédaka et le soutien à la Thora. Si nous arguerons que nous n’avions pas assez d’argent, on nous prouvera très facilement que nous en avons gaspillé énormément en futilités matérielles (belles voitures, tableaux, tapis, habillement …) et le couperet tombera rh »l.

C’est ainsi que conclut le Midrash : « A plus forte raison quand Hakadosh Baroukh Hou se dévoilera à la fin des temps et réprimandera chacun tel qu’il est« , c’est-à-dire qu’Hachem utilisera nos propres actions pour nous condamner !

Faisons le maximum pour prendre conscience de l’enseignement de cet paracha et avant chaque action, vérifions sincèrement si nous accomplissons la volonté divin ou si au contraire, nous nous transformons en notre propre accusateur pour le Monde Futur.

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