Vayéchèv 5776 – n°173

וישב (Medium)La paracha de la semaine nous raconte l’épisode dans lequel Yossef haTsadik arriva à surmonter l’épreuve de ne pas fauter avec la femme de Potiphar, qui cherchait pourtant à tout prix à le faire « trébucher ».

A ce sujet, la Guémara nous enseigne qu’au moment où il allait fauter, est apparu le visage de son père Yaakov Avinou le menaçant : « les noms de tes frères [les autres tribus] seront inscrits sur le pectoral du Cohen Gadol. Veux-tu vraiment que le tien n’y apparaisse pas ?« . Immédiatement, il surmonta son mauvais penchant et ne fauta pas.

Quelle est la leçon que la Thora veut nous enseigner dans cette histoire ?

En réalité, il n’y aucun homme qui ne prend pas en compte le futur, et qui n’est pas prêt à sacrifier une partie de son confort personnel pour assurer la pérennité de son avenir. C’est la différence entre l’homme et l’animal.

Lorsqu’une femme prépare une salade, elle travaille pour le futur : plutôt que de manger les tomates tel quel, croquer des oignons et engloutir des concombres, elle s’efforce de les couper, les assaisonner, les mélanger … pour qu’au bout de quelques minutes, la salade présentée soit largement meilleure. Un employé va travailler dur pour recevoir son salaire en fin de mois. Les enfants étudient longuement pour avoir un diplôme au bout de plusieurs années. Un homme responsable va se priver pour épargner, pour cotiser pour sa retraite, pour investir pour le futur. Il aurait pu mieux vivre avec cet argent, mais il a préféré renoncer à son confort du présent pour assurer son avenir.

Nous agissons ainsi tous les jours. Si l’homme est prêt à se sacrifier pour les 120 ans qu’il passe sur terre, à plus forte raison doit-il se sacrifier pour la vie éternelle qui l’attend après ses 120 ans !

A ce sujet une histoire était racontée à Novardok. Plusieurs amis étaient de pauvres hommes qui ne s’adonnaient qu’à la boisson. Ils se soûlaient à longueur de journée. Un jour, ils s’interrogèrent sur le ridicule Olam Haba qui allait les attendre. Ils se mettent d’accord que le premier qui mourrait viendrait en rêve à ses amis pour leur raconter comment tout se passe dans le Ciel. Un premier mourrut rapidement d’une maladie du foie. Il se dévoila alors en rêve à ses amis : « Comme convenu, je viens au rapport. Continuez à boire comme ça, tout va bien ! Juste une seule chose, ne buvez pas de whisky !« .

Étonnés, il leur raconta son expérience : « En arrivant en haut, ils m’interrogèrent et me demandèrent si je fixais des temps d’étude de la Thora. Je leur demandais pourquoi j’aurais dû agir ainsi. Ils me répondirent que j’aurais dû me préoccuper de ce qui allait m’arriver dans le monde futur. Je leur expliquais alors que je n’avais jamais pensé au futur mais uniquement à profiter de l’instant présent comme mes longues années passées à boire. Ils me demandèrent si je buvais régulièrement du vin. Je répondis oui. De l’Arak ? Également ! Du whisky ? Bien sûr ! Les anges furent choqués ! Ils comprirent que je buvais du vin car c’est doux, de l’Arak, car c’est parfumé. Mais du whisky, pourquoi donc ? C’est amer ! Je leur expliquais que le whisky est certes amer au moment de le boire, mais une fois arrivé dans l’estomac, c’est un délice ! A ce moment, ils m’accusèrent : pourquoi n’a tu pas fixé une heure d’étude quotidienne ? Ils fixèrent donc un jugement extrêmement sévère ! Je vous dis donc : continuez à boire, mais surtout pas de whisky !« .

En effet, puisque notre homme était prêt à souffrir un instant pour profiter plus tard, cela prouve qu’il se préoccupait aussi de l’avenir !

Sachons donc prioriser notre vie ! Investissons dans l’éternel ! Sacrifions une partie de notre confort pour éduquer nos enfants dans la Thora et pour mettre de côté pour notre Olam haBa !

Laisser un commentaire