Kédoshim – n°485

La Thora nous enseigne dans la parasha de Kédoshim : « Vous ne volerez pas ». Nos Sages enseignent une chose frappante : « La majorité des gens trébuchent dans le vol ». Cela est étonnant, car chacun a tendance à penser que le vol est réservé aux grands criminels, et certainement pas à lui-même. Pourtant, nos Sages nous révèlent que la réalité est bien différente : beaucoup de personnes se permettent, sous couvert de raisonnements ou de “permissions”, de tromper dans les affaires, dans le commerce ou dans les petites transactions du quotidien, sans réaliser qu’elles transgressent l’interdit de la Torah.

La gravité du vol apparaît clairement dans la prière de Néïla, au moment le plus solennel de l’année, lorsque se scelle le jugement sur la vie et la mort. À cet instant crucial, nous demandons : « Que nous cessions l’injustice de nos mains ». Cela montre à quel point la faute de vol et d’oppression d’autrui est centrale et redoutée.

Les conséquences spirituelles sont également très lourdes : celui qui vole sans restituer devra parfois revenir dans ce monde pour réparer sa faute, même pour une somme infime. Quelle souffrance pour une âme que de devoir revenir ici-bas pour une simple pièce !

De plus, la première question posée à l’homme après sa mort est : « As-tu été honnête [bé-émouna] dans tes affaires ? » Cela signifie que la manière dont une personne a géré son argent est un critère fondamental de jugement. Le terme « bé-émouna – avec foi » peut aussi être compris littéralement : celui qui agit avec une véritable émouna en Hashem sait que ce qui lui est destiné lui parviendra honnêtement, et que ce qui ne lui est pas destiné ne pourra jamais être acquis, même par ruse. Cette confiance en Hashem permet à l’homme de rester droit et d’éviter toute forme de vol.

Il faut également savoir que l’interdit de voler ne concerne pas uniquement un Juif, mais aussi un non-juif, même idolâtre. Comme le tranche le Rambam : toute personne qui vole, même une somme minime, transgresse l’interdit de la Torah, qu’il s’agisse d’un Juif ou d’un non-juif.

Ainsi, la droiture dans les affaires n’est pas une simple qualité morale : c’est un pilier fondamental du service d’Hashem.

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