Hol Hamoèd Pessah 5573 – n°44

harpePendant les fêtes, nous récitons chaque jour le Hallel, composés de Tehilim qu’a rédigés David haMelekh.

Nous disons entre autres le verset suivant : « je ne mourrais point, mais je vivrais, pour proclamer les œuvres d’Hachem« .Ce passage nécessite une explication.En effet, pourquoi David a t-il fait une redondance : « je ne mourrais point » puis « je vivrais« . Le Ktav Sofer donne l’interprétation suivante. Le Ramban dans la paracha Béréchit tente de résoudre une question évidente : Hachem avertit Adam haRichon de ne pas manger du fruit défendu, car lorsqu’il en mangera, il mourra. Or, Adam et Hava ne sont pas morts immédiatement lors de l’absorption de ce fruit. Le Ramban précise donc que s’il faute, Adam haRichon commencera à « mourir à petit feu« , c’est-à-dire que chaque instant sur terre sera en fait un pas de plus vers la mort.

Le Ktav Sofer précise que ceci n’est valable que pour les personnes qui vivent dans ce bas-monde une vie matérielle dénuée de tout sens. Au contraire, cela ne s’applique pas à celui dont l’existence n’a qu’un seul but, se rapprocher d’Hachem et préparer à chaque instant son monde futur. C’est ainsi que le Ktav Sofer explique ce verset : la personne qui « proclame les œuvres divines », non seulement ne meurt pas (ne se rapproche pas de sa mort), mais également vit (prépare son monde futur) !

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