Béchalakh 5774 – n°85

hafets-haimLa paracha nous raconte la sortie d’Egypte et la traversée de la Mer Rouge. Lorsque les Bné Israël quittèrent l’Egypte, ils passèrent par le désert. Il est dit dans la Thora : « lorsque Pharaon eut laissé partir le peuple, Hachem ne les dirigea point par le pays des Philistins, […] Il fit donc dévier le peuple du côté du désert, … ».

Le Hafets Haïm explique qu’Hakadosh Baroukh Hou avait deux possibilités qui s’offraient à Lui : faire sortir les Bné Israël en passant par le désert, ou bien en traversant le pays des Philistins. Chacune des routes disposait d’un avantage et d’un inconvénient.

En passant par la contrée habitée des Philistins, le peuple ne risquait pas de manquer de nourriture, mais d’un autre côté, la présence de nombreuses idoles des Philistins posait un grand danger spirituel, surtout après être sorti de justesse des 39 degrés d’impureté qu’il avait contracté en Egypte !

A l’inverse, le passage par le désert assurait un salut spirituel mais mettait en péril la « parnassa » du peuple : comment trouveraient-ils de quoi se nourrir ?

Hachem trancha et décida de les faire passer via le désert pur et sans idole, afin d’assurer leur « santé spirituelle ». A la question de la parnassa, Hachem y répondit en étant « contraint » de faire des miracles grandioses de façon continue, en les nourrissant de « Man« , ce pain miraculeux qui tombait chaque jour du ciel, et tout ça uniquement pour s’assurer qu’ils ne retomberaient pas dans leurs travers d’idolâtrie.

Nous apprenons de cet épisode un fondement de la vie, et entre autres de l’éducation de nos enfants. Tout au long de la vie, l’Homme doit faire des choix, souvent difficiles. Une des questions qui revient régulièrement est la route que l’on veut que nos enfants tracent.

Cependant, on est souvent confronté à un gros dilemme : les faire grandir spirituellement en leur offrant une éducation de Thora digne de ce nom, souvent au détriment d’un niveau d’études académiques moins élevé, ou bien leur assurer une parnassa en les envoyant à l’université ou autre école, mais en sachant qu’on sacrifiera alors leur étincelle divine appelée Nechama (âme) qui est en eux.

Ce choix difficile a pourtant déjà été clairement dicté ici par Hachem Lui-même !
Puisse t-Il nous donner la force de faire les bons choix !

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