
A propos de la plaie de la grêle, la Thora enseigne que « celui qui craint la parole d’Hashem mit à couvert leurs gens et leur bétail dans leurs maisons », afin qu’ils soient protégés.
A ce sujet, la récitation des cent bénédictions quotidiennes est une ségoula extraordinaire pour acquérir la yirat shamayim (la crainte du Ciel). Cela ressort clairement de l’enseignement de nos Sages sur le verset : « Et maintenant, Israël, qu’est-ce qu’Hashem ton D.ieu te demande, si ce n’est de craindre Hashem ton D.ieu » et la Guemara (Menahot 43b) explique : ne lis pas “ma” (quoi) mais “méa” (cent), d’où l’obligation pour l’homme de réciter cent bénédictions chaque jour.
Il apparaît ainsi que le chemin vers la crainte du Ciel passe par la récitation des cent bénédictions.
Quel rapport entre la Crainte du Ciel et les 100 bénédictions quotidiennes ?
L’explication est la suivante : le but des cent bénédictions est que l’homme dise, tout au long de la journée, cent fois : « Béni sois-Tu Hashem, notre D.ieu ».
À chaque bénédiction, lorsqu’il a conscience que le Nom Hashem signifie Maître de tout, et que le Nom Élokim désigne la puissance absolue, source de toutes les forces, il ne se détourne jamais d’Hashem.
Il se souvient à chaque instant qu’Hashem dirige le monde, que toute son existence dépend de Lui.
C’est exactement ce qu’écrit le Rambam : « Les Sages ont institué de nombreuses bénédictions, comme louange, remerciement et demande, afin que l’homme se souvienne du Créateur en permanence ».
Il ressort clairement que la finalité des cent bénédictions est de garder Hashem présent à l’esprit, et ainsi d’atteindre la yirat chamayim.
En ces jours de Shovavim, selon la tradition des élèves du saint Ari zal, il faut être extrêmement vigilant à réciter les bénédictions avec kavana, et ne pas les prononcer mécaniquement, sans intention.
C’est un tikoun très puissant durant cette période.
Le Rav Dessler expliquait que servir Hashem de façon mécanique est un danger spirituel majeur.
Réciter des bénédictions sans attention peut, hasvé shalom, entraîner une conduite divine de rigueur.
Les kabbalistes enseignent qu’une ségoula puissante pour être sauvé de toute détresse est de s’engager à réciter cent bénédictions par jour avec intention.
Nous le voyons déjà chez le roi David : lorsqu’une épidémie emportait chaque jour cent personnes, il institua les cent bénédictions, et la plaie s’arrêta.
Le Chabat, où il manque plusieurs bénédictions pour atteindre le compte de cent, il faut être particulièrement attentif à compléter ce nombre par des bénédictions sur des fruits et des douceurs, comme l’enseigne la Guemara.