Kora’h 5776 – n°200

קרח (Medium)La paracha nous raconte la ma’hlokèt (dispute) de Kora’h qui remit en cause l’autorité de Moshé Rabénou. Kora’h ne fut pas seul. Il réussit à prendre avec lui 250 chefs de tribunaux, qui s’associèrent à la révolte contre Moshé. Ces hommes, en plus d’avoir vu tous les miracles de la sortie d’Egypte, de la traversée de la Mer Rouge etc…, étaient parmi les Grands de la Génération, tous d’un niveau très élevé.

Une personne réussit au dernier moment à ne pas s’associer à eux. Il s’agit d’One Ben Pélèt, à propos duquel le Midrash raconte que sa femme le sauva, et que s’applique à elle le verset des Proverbes : « חכמת נשים בנתה ביתה – L’intelligence des femmes construit son foyer ».

Que fit-elle pour le sauver ? Elle dit à son mari : « quelle différence pour toi si Aharon est Cohen Guadol ou si Kora’h l’est ? SI c’est Aharon, tu ne seras que son élève, si c’est Kora’h, tu ne seras également que son élève ! Elle lui servit du vin, jusqu’à l’enivrer. Une fois endormi, elle découvrit sa chevelure. Chaque personne qui venait pour « recruter » One et le faire participer à la ma’hlokèt s’enfuit à la vue de ses cheveux découverts, jusqu’à qu’Hachem les punissa et les engloutit sous terre.

Une question se pose : en quoi la femme d’One fit-elle preuve d’une telle intelligence, à tel point que le verset illustrant la formidable intelligence des femmes lui fait référence spécifiquement ? N’importe qui aurait fait facilement le même raisonnement, somme toute assez logique !

En réalité, sa grandeur tient au fait qu’au moment où une ma’hlokèt explose, tous les repères et le bon sens disparaissent instantanément, pour laisser place à toutes sortes de raisonnements, de paroles et d’actions qui ne découlent absolument pas d’une réflexion profonde et honnête ! La femme d’One réussit, même au moment où le feu de la ma’hlokèt ravageait les protagonistes, à agir et réfléchir en gardant son esprit lucide !

Le Saba de Slabodka explique que cet enseignement rejoint le commandement écrit dans notre paracha : « לא יהיה כקרח וכעדתו – tu ne seras pas comme Kora’h et son assemblée ». La Guémara explique que cette mitsva ne consiste pas seulement à ne pas envenimer une situation déjà tendue, mais qu’on a l’obligation d’aller vers l’autre pour apaiser les esprits, même si on a raison et même si cela nous fait honte, eu égard à notre statut (social ou autre). Nous apprenons cela de Moshé Rabénou qui alla à la rencontre de ses détracteurs Datan et Aviram, faisant fi de son honneur !

Celui qui n’irait pas à la rencontre de son détracteur transgresserait alors l’interdiction de la Thora citée plus haut !

Nous apprenons de là à quel point nous devons tout faire pour faire le chalom, que ce soit à la synagogue entre fidèles, au Bet Hamidrash entre compagnons d’étude, à la maison avec notre conjoint, au travail avec notre collègue … La responsabilité d’aller vers l’autre le premier nous incombe à nous !

Une réflexion au sujet de « Kora’h 5776 – n°200 »

  1. Le rêve qu’il n’y ait plus de behayot
    Une question Combien y avait t’il de présidents de tribunaux à ce moment-là
    Merci et Chabbat chalom
    Marc

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