‘Hanoukka 5775 – n°129

bet-haleviEn ces jours de ‘Hanouka, nous allons essayer de mettre en avant l’essence de cette fête.

Le Choul’han Aroukh tranche qu’un homme a l’obligation pour embellir une mitsva de dépenser 1/5 voire 1/3 en plus de la valeur de base. Par exemple, si un Etrog cachèr vaut 100 sh, il doit dépenser jusqu’à 120 ou 135 sh pour en acheter un encore plus beau. Or à ‘Hanouka, si un homme a 9 enfants, les Ashkénazes allumeront le dernier soir 80 bougies et les Séfarades 8 bougies. Quoi qu’il en soit, c’est beaucoup plus qu’1/5 ou 1/3 !

Le Béth haLévi explique que les juifs, à l’époque du miracle, étaient en réalité dispensés d’allumer la Ménora pour différentes raisons (אנוסים – cas de force majeur, ils pouvaient également même utiliser l’huile impure – טומאה הותרה בציבור). Malgré cette dispense, ils cherchèrent à faire encore mieux et s’efforcèrent d’accomplir leur mitsva d’une meilleure façon, bien qu’ils n’en avaient pas l’obligation. Ainsi, les Sages de l’époque fixèrent que nous devrons allumer les bougies sans tenir compte  de la halakha citée plus haut, car le but est de montrer que nous sommes prêts à faire encore et encore plus pour accomplir les mitsvot !

Ainsi, bien que suivant la stricte halakha, allumer une seule bougie suffise, le Choul’han Aroukh enseigne directement la règle « Méhadrin min haMéhadrin«  que les juifs ont de temps en temps pris sur eux d’appliquer, c’est-à-dire ajouter une bougie par jour de ‘Hanouka, sans nous enseigner la règle de base où une seule bougie suffit !

Ainsi, à notre époque où les ténèbres de la Grèce Antique et de la civilisation occidentale continuent malheureusement à nous attaquer, prenons sur nous de nous renforcer dans l’étude de la Thora et la pratique illimitée des mitsvot, afin que nous montrons à Hakadosh Baroukh Hou notre attachement et notre engagement à tout faire pour Le servir.

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