Chemot 5773 – n°32

Cette semaine marque le Yartseit du Ktav Sofer, Rav de Presbourg et fils du Hatam Sofer. A cette occasion, citons un de ses enseignements sur la Paracha.

Lorsque Moché tua et cacha dans le sable l’égyptien qui s’en était pris à un juif, il prit soin auparavant de vérifier que personne ne l’observait. Mais lorsque le lendemain, deux juifs mécréants menaçaient de le dénoncer, il comprit que « la chose était connue« , et s’enfuya pour échapper au châtiment de Pharaon. Rachi explique l’interrogation de Moché : en effet, il ne comprenait pas pourquoi cette nation avait été victime de l’esclavage plus qu’une autre ! Désormais, il comprit qu’elle le méritait.

Le Ktav Sofer explique la remarque (« la chose était connue« ) de Moché Rabénou selon le Midrash suivant. Il existe deux sortes de punitions qui correspondent à deux types de fautes. Pour les fautes entre l’Homme et son prochain, Hachem le punit par un intermédiaire humain, comme l’emprise des Nations (que nous subissons jusqu’à ce jour). Par contre, lorsque la faute est envers Hakadosh Baroukh Hou, il envoie des punitions venant du Ciel, comme des maladies, des accidents, … Lo Alénou ! C’est le principe qu’on appelle « Mida Kénéguèd Mida« .

Moché savait très bien que les Bné Israël s’étaient éloignés des voies de la Thora (ils avaient entre autres délaissé la Brit Mila), mais il ne saisissait pas pourquoi la punition venait des égyptiens et de l’esclavage qu’ils leur faisaient subir. Ils auraient dû recevoir un châtiment venant du Ciel ! Lorsqu’il comprit qu’il y avait des délateurs parmi eux, il s’exclama : « la chose était connue » ! En effet, puisque les Bné Israël fautaient envers leurs prochains, ils méritaient donc une punition délivrée par des humains : « la chose était connue » ne faisait donc pas référence au meurtre de l’égyptien, mais plutôt au fait que Moché Rabénou comprit enfin la raison de l’esclavage !

 

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